Ce que je sais , c’est que je ne sais rien.
Ce n’est pas de moi mais d’un barbu de l’antiquité : Platon.

Quel rapport avec le marketing de 2018 ?

La dialectique, ou le principe d’acquérir de la connaissance à travers le dialogue. Platon et sa théorie n’ont jamais été autant au coeur de tous les débats.

Si la ménagère à longtemps été une cible muette et docile, aujourd’hui les marques interagissent avec leur communauté, recueillent des avis en temps réel, échangent sur leur nouveautés et ne peuvent plus faire l’impasse sur l’opinion de consommateurs prêt à tweeter à tout instant.

Pour le marketeur 2.0 construire une stratégie se définit désormais dans l’interaction et le spectre du bad qui buzz qui peut en quelques heures mettre K.O une campagne pensée pendant des mois.

Nous sommes bel et bien à l’heure du test and learn : Tester, et apprendre de nos résultats. Surtout quand l’audience que l’on vise casse les règles, et se comporte de manière aléatoire et imprévisible.

Je parle évidemment des millennials et de cette génération qui en 2018 à entre 18 et 30 ans et qui n’a que pour seul modèle, internet et les contenus qui éveillent sa curiosité. Une rupture indéniable ou la transmission des modèles passés ne survit pas au rythme effréné des posts et des likes.

Alors comment bâtir une stratégie marketing quand on ne peut plus se fier à rien ? Quand les codes changent en quelques jours, quand les références émergent de la viralité d’un contenu.

Authentique et humble, voilà peut être le credo.

Etre authentique, en développant l’ADN de sa marque, forger ses valeurs en marge du bruit de la foule. A vouloir plaire à tout le monde on ne plait à personne.
Poser des bases solides et des principes clairs qui définissent et balisent le chemin qu’empruntera le marketeur.

Mais bien sur, sans pour autant faire abstraction des valeurs de sa cible.

L’humilité est d’apprendre de manière empirique à mettre en adéquation le territoire de marque et les convictions profondes de ces millennials qu’ils ne faut plus chercher à cerner.

Tester, encore et encore jusqu’à trouver le terrain d’entente, le vecteur commun. Mais tester de manière intelligente en diversifiant les signifiants pour que la valeur du signifié soit le mieux perçue.

Fini la théorie, le monde actuel est dans l’action, et l’échec d’un post instagram ne devrait pas remettre en cause le positionnement authentique d’une marque, mais lui indiquer qu’il existe peut être un meilleur chemin pour qu’elle puisse délivrer la valeur de son message.

Cela peut évidemment faire peur, mais acquérir la connaissance de son audience en admettant que de base on ne la connait pas permet in fine de faire des économies de coût.

Bâtir une campagne léchée et coûteuse à l’aveugle versus une approche frontale, humble et honnête à moindre coût avant d’enclencher l’étape suivante en ne misant que sur des axes gagnants.
Voilà peut être une tendance émergente qui va transformer le marketing.
Aujourd’hui on ne parle plus que d’A/B testing, de retargeting et de statistiques d’engagement.

Le marketing n’aura jamais autant été emprunt de psychologie, caractérisée par l’écoute et l’analyse comportementale d’une audience qui ne suit aucuns schémas.

Cette phase de découverte mutuelle entre une marque et les millennials devrait être le point de départ de toute stratégie cherchant à s’implanter sur le long terme.

Les vraies relations qui durent sont celles où l’on s’écoute, on ne se juge pas, et on cherche à se comprendre avant d’avoir raison.

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